Comment respirer correctement pour perdre du poids et rester en forme ?

La fin des vacances approche, et beaucoup parviennent à revenir de vacances un peu plus minces, parce qu’ils ont pu nager et marcher en montagne, et ont eu un peu plus de temps pour faire de l’exercice et des activités sportives. Mais comment faire pour ne pas reprendre immédiatement les kilos perdus ? Il semblerait presque, à en juger par la quantité de livres et d’articles publiés sur le sujet, qu’il s’agisse du principal problème de santé auquel on est confronté. Et en fait, nous nous trouvons dans une situation tragique et paradoxale dans laquelle une bonne partie de la population mondiale meurt de faim, tandis qu’une autre partie lutte contre des problèmes de santé causés par une alimentation trop riche. En Italie, heureusement, le nombre de personnes obèses n’a pas atteint les niveaux constatés aux États-Unis et dans certains autres pays anglo-saxons, mais on évolue rapidement dans la même direction, et il semble que chez les enfants, le taux d’obésité soit, désormais, parmi les plus élevés d’Europe.

Une condition nécessaire pour ne pas grossir est évidemment de ne pas trop manger. Cette condition n’est, cependant souvent, pas suffisante. Il faut, aussi, manger sainement, faire de l’exercice et comme les lecteurs de ce site l’auront, déjà deviné, il faut aussi éviter de trop respirer. Alors que tous les livres et articles consacrés à l’obésité soulignent l’importance d’une alimentation saine ; même s’il existe une infinité d’opinions sur le concept d’alimentation saine, de l’exercice physique et de ne pas trop manger, presque personne ne pense à souligner le rôle joué dans l’obésité non seulement par le fait de trop manger, mais aussi de trop respirer ; et le terme trop, tant pour l’alimentation que pour la respiration, doit évidemment être compris par rapport aux besoins du moment.

A. Le rôle de la respiration dans le stockage des graisses

Le rôle joué par l’hyperventilation : respiration excessive dans l’obésité

Il existe de nombreux mécanismes par lesquels la rareté du CO2 causée par l’hyperventilation et la mauvaise oxygénation des tissus qui en résulte affectent, également, l’accumulation de tissu adipeux. Dans le livre : Asthma attack and more, j’en ai indiqué plusieurs. Tout d’abord, respirer trop, comme le savent les lecteurs, incite le corps à maintenir en vie la réponse adrénergique de combat ou fuite dans laquelle, en préparation d’un meilleur combat ou fuite, le sang est amené à circuler vers les muscles, ce qui entraîne une réduction de la circulation sanguine vers les organes de la digestion. Cet effet de l’hyperventilation est bien connu et prouvé, depuis longtemps.

Il y a un siècle, un professeur de l’école de médecine de a observé que le manque de CO2, provoqué par l’hyperventilation, entraîne une perte de tonus et une congestion des intestins. D’autres chercheurs ont observé des conséquences négatives similaires sur les organes digestifs. En conséquence, les aliments consommés sont brûlés moins efficacement pour produire de l’énergie et s’accumulent sous forme de tissu adipeux. L’hyperventilation provoque, également, une augmentation de l’obésité par divers autres mécanismes : effets sur l’humeur, sur l’appétit, sur l’efficacité de l’exercice physique, etc. Donc, sans négliger les diverses causes concomitantes indiquées au début, il me semble qu’une des premières réponses à la question : que doit-on faire pour perdre du poids ? Est-il faut non seulement manger moins et mieux, mais aussi respirer moins et mieux.

B. Lien entre obésité et asthme

De nombreuses études cliniques ont montré un lien clair entre l’obésité et l’asthme. Le nombre d’asthmatiques est plus élevé chez les adultes et les enfants obèses, et vice versa. Voici deux des études les plus récentes.

1) Asthme et obésité

Par l’institut universitaire de cardiologie et de pneumologie. Dans cette étude, après avoir, également, constaté que la perte de poids a une influence favorable sur l’asthme, et après avoir émis des hypothèses sur différents facteurs possibles concernant le lien entre l’asthme et l’obésité : facteurs génétiques, mécaniques et autres, on conclut, comme d’habitude, que d’autres études sont nécessaires sur le sujet.

2) Asthme et obésité 

Une association connue mais un mécanisme inconnu, par l’institut de recherche médicale et le centre de recherche coopératif sur l’asthme et les voies respiratoires. Dans cette autre étude, ils soulignent l’augmentation du nombre d’obèses et d’asthmatiques et, après avoir spéculé sur diverses causes, concluent ici aussi que d’autres études sont nécessaires. Il est sans doute vrai que d’autres études seraient nécessaires, mais savez -vous ce qui, à mon avis, serait l’étude la plus utile ? L’étude la plus utile serait celle qui viserait à déterminer et à mettre en évidence un facteur, à savoir l’hyperventilation : respiration excessive, qui est présent aussi bien chez les obèses que chez les asthmatiques. Surtout, étant donné que l’effet bénéfique sur l’asthme de la normalisation de la respiration par la méthode Buteyko a, déjà, été prouvé dans de nombreuses études cliniques, une étude sur les bénéfices que l’on pourrait tirer de cette méthode pour l’obésité serait extrêmement utile.

C. L’exercice physique est toujours essentiel

Dans de nombreux numéros de cette lettre d’information, on a insisté à plusieurs reprises sur les avantages qui découlent de l’exercice physique. Des avantages qui ne consistent pas seulement en une silhouette plus mince, mais en général pour la santé de l’organisme tout entier. Cependant, on a, toujours, insisté sur le fait que ces avantages ne peuvent être obtenus que si l’on respire bien pendant l’exercice, sinon on risque d’aggraver la situation initiale. À ce sujet, on voudrait, maintenant, vous faire part d’une nouvelle intéressante reçue d’un professeur de sciences de l’exercice à l’université. Ce professeur a signalé un article paru dans le courrier de la soirée intitulé : Marcher vous fait mieux penser, dans lequel il est écrit que : Marcher vous aide à mieux penser, comme le soutiennent les grands marcheurs du passé. Le principe a été fait sien par un philosophe français, spécialiste de l’œuvre d’un écrivain, dont il a dirigé les derniers cours au Collège de France.

Un essai : Marche à pied : Philosophie de la marche, avec des citations des grands, vient de sortir.  Un professeur mentionne, ensuite, ce qui est écrit aux pages 157/158 de ce livre, où un écrivain  parle d’un philosophe, qui était un type très méticuleux et habituel et qui a vécu jusqu’à plus de 80 ans. De nature timide, le philosophe aimait à penser qu’il devait sa longévité au régime de vie inflexible qu’il suivait. Il considérait sa bonne santé comme un exploit personnel : grâce à la discipline parfaite qu’il s’était imposée. Il était passionné par la médecine diététique, qui, comme il le disait, n’est pas l’art de jouir de la vie, mais de la prolonger. Du réveil jusqu’à 17 heures, il étudiait, enseignait, parlait à ses amis, etc., puis. Après, il était temps de se promener. Que le temps soit bon ou mauvais, il fallait le faire. Le philosophe le prenait seul, parce qu’il voulait, pendant toute la durée de la promenade, respirer par le nez, la bouche fermée. Il pensait que c’était une pratique excellente pour la santé ; la compagnie des amis le forcerait à parler et à ouvrir les lèvres.

Inutile de dire qu’on est très heureux de constater qu’un excellent penseur, il y a des siècles, avait, déjà, noté les avantages pour la santé physique et mentale de toujours respirer par le nez, même en faisant de l’exercice, un facteur sur lequel on a insisté à plusieurs reprises dans ses différents livres et articles, notamment en rapportant l’année dernière la nouvelle selon laquelle. La gagnante de la course de 400 m des Jeux olympiques, a couru la bouche fermée, et a appris et pratiqué la respiration Buteyko au cours des 8 dernières années. Pour conclure, le dernier numéro de la revue « Science et Connaissance » est entièrement consacré à l’important sujet du souffle. En plus d’un article sur Buteyko, il existe plusieurs articles intéressants sur diverses autres approches.

L’auteur est diplômée en médecine et en sciences médicales. Elle a suivi une formation médicale en médecine générale et est diplômée en sciences de la nutrition et en thérapie par chélation, en homotoxicologie, en phytothérapie et en ozonothérapie aux universités, en psychopharmacologie à l’université et : Lire la biographie.